Métropolis, la métropole de 1837... Quelle sera votre révolution ? Romantique ou industrielle ?
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Octave de Roop
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Les tréfonds de l'âme humaine...
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22/01/2008
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Octave de Roop
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Feuille de personnage de
Octave de Roop
NOM
:
DE ROOP
Prénom
:
Octavius, Friedrick
Catégorie sociale
:
Capitaliste
Association
:
De Roop Railroads Corporation
Biographie
:
Octave Frédérick de Roop, né à Vienne il y a de cela 42 ans maintenant, d'un père ouvrier et d'une mère sans emploi... Vous voyez, je ne suis pas de la "haute", je me suis fait tout seul... L'école, les études se déroulent paisiblement... Puis je deviens très vite coursier, monte en grade, jusqu'à devenir capitaine d'un petit escadron de coursiers... Je travaille en suite en tant qu'ingénieur, là commence ma vraie soif de l'or, celle qui est intarrissable. L'or est un matériau vicieux, qui nous assoiffe d'autant plus au lieu de nous rassasier... Je développe avec quelques prestigieux collègues les premiers plans de machines locomotives pour tirer des wagons... Cependant je suis plus brillant, et produit plus de plans, plus de croquis, élabore plus de schéma qu'un homme raisonné ne pourrait jamais en travailler ! Ayant ammassé un salaire copieux, avec l'aide de quelques généreux donateurs, quelques sous mis de côté, je fonde la De Roop Railroads Company, et je commence à m'étendre... Me voilà. Un personnage affaibli et renforcé à la fois. Voué tout entier à la loi du marché, mon corps et mon âme est soumi à l'offre et à la demande. Ces jambes qui faisaient autrefois des courses sont rivées a ce sol si bas. Mon cerveau est voué à surveiller les tableau de chiffre d'affaires, et ces yeux verts -de colère sans doute- n'ont d'autre droit que celui de veiller, jour et nuit, sur les cours de la bourse. Mais je suis un peu comme un conquérent, d'un certain point de vue... Comme un Empereur qui au file des batailles, des luttes, gagne du terrain, sur ces vastes plaines d'or, sur l'Eldorado européen...! Chaque jour, un peu plus, je gagne du terrain. Lentement, mais sûrement. Patiemment. Mon monstre, ma firme, fait ses étirements, se prépare à bondir.... Chaque nuit, quand la ville dort, je reste éveillé... Je souffre d'insomnie. Par ma baie vitrée je regarde la ville endormie... Vous savez, il est rassurant de se dire que l'on peut voir ce que personne ne peut voir à ces heures-là... Je surplombe la ville, je surplombe la vie... Un peu comme Dieu...? La nuit, je ressasse de vieux opéras dans ma tête, un cigare au lèvres et la lumière basse.... Sans éprouver le besoin de dormir, je récupère... Lentement encore, car tout est jeu de patience... Entouré de ces tableaux sombres, près de ces meubles sombres, la tête embrumée, comme dans un état second, je récupère de la victoire ou de la défaite de la journée... Car le jour... Le jour je cours. Je devrais voler, regarder partout et à tout instant. Avoir l'oeil vif, le regard qui perce, l'esprit toujours droit et les idées toujours claires. Le jour, le monstre est actif. Il est là, et vous êtes dans son ventre ! A chaque seconde, du jour ou de la nuit, je travaille. Je ne me repose pour ainsi dire jamais... Cupide pour certains, calculateur pour d'autres, raisonné ou fou à lier, mais en tout cas, capitaliste omniscient et ambitieux... Voici à peu près tout ce que vous souhaitiez entendre sur moi, je présume. Et une dernière chose, méfiez-vous des rumeurs... Souvent fausses à mon sujet... Ne croyez pas n'importe qui. Héhéhéhé... ["L'Homme de 1837 calcule au fond de son bureau victorien. Sa Victoire se dessine..."]