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Métropolis, la métropole de 1837... Quelle sera votre révolution ? Romantique ou industrielle ?
 
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 Le Monde en 1830-40

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Général Lee Crow
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MessageSujet: Le Monde en 1830-40   Jeu 30 Oct - 12:18

Le monde connait une révolution, mais il est immensément loin du monde moderne.

A quoi peut bien ressembler Métropolis ? Vue la bête, capable de s'ériger seule en cité-état, sans doute une grande agglomération et les terres agricoles qui l'entourent et la nourrissent. Plusieurs centaines de milliers d'habitants, sans aucun doute, engoncés dans une vaste cité tentaculaire aux réseaux de circulations anciens. Lieux obscurs où bourgs et faubourgs se mêlent et s'entrecroisent, où les passages sont étroits et sombres. Vous êtes loin des époques de grands travaux que lanceront les différents états européens à la toute fin du XIXème siècle et au XXème. Les avenues les plus larges ne dépassent pas la dizaine de mètres de largeur, ce qui déjà est considérable ! Prenez une porte cochère, imaginez en une autre collée à côté... voilà la largeur maximale de la plupart des rues. Les villes, surtout vieilles, sont des assemblages complexes de ruelles et venelles, de cul-de sacs et autres passages ténébreux.

Métropolis ressemble sans doute à ces cités libres d'Italie ou de Suisse ; immense et tentaculaire, peuplée de formes étranges, un arrière goût d'enfer. A ces boyaux réduits et infinis s'ajoutent les bâtiments, étriqués, déformés, gonflant vers le sommet et débordant parfois au dessus des ruelles, poussant parfois le vice jusqu'à se joindre en arches au dessus des rues. Les passants circulent aussi bien dans les rues qu'en passant de masures mitoyennes en taudis branlants par les passages taillés dans les murs qu'ils ont en commun. La ville de ce début de révolution industrielle, comme Métropolis, est un intestin de cauchemar... la circulation des chevaux couvre les passages de fumier, les murs des vieilles demeurent ayant survécu au moyen-âge et les parois de brique des plus récentes sont incrustées de la noirceur du charbon que l'on brûle. Les rues sont pleines de détritus, il n'y a ni eau courante ni électricité, encore moins de tout à l'égout dans ces faubourg en perpétuel développement où s'entassent les immigrés venus des campagnes.
Beaucoup ont encore une basse-cour, il n'est pas rare de croiser des poules ou même des porcs...
Nourrir tout ce monde est un cauchemar et il est facile pour les plus pauvres de crever de faim lorsque l'hiver sonne à la porte et que la ville se révèle être plus un enfer qu'un paradis où le travail abonde. En cette première moitié de XIXème siècle, les épidémies sont encore fréquentes ; chaque année, des milliers de morts de grippes, tuberculoses, pneumonies, dyssentrie, les moustiques n'ont pas encore été chassé du nord de la méditerranée...
Une ville moderne comme Métropolis charge sans doute un groupe de veilleur de nettoyer les rues pour empêcher qu'elles ne s'encrassent trop, mais on croise des rats dans les bidonvilles, et l'espérance de vie des ouvriers n'atteint pas les soixante ans.

Le charbon fournit leur énergie aux usines et manufactures, et l'électricité aux plus récentes. L'électricité permet d'éclairer les mines, mais on ne la trouve pas chez les particuliers. Les trains les plus rapides dépassent difficilement les cinquante kilomètres par heure.
La ville, la grande agglomération de Métropolis, toute moderne qu'elle soit, reste un spectacle d'abominable puanteur, de grande pauvreté pour les masses, un lieu d'où il est dur de faire sortir le renard caché dans son terrier.

Les armes ont changé, mais on est encore bien loin des armées de métiers. Toute homme armé suffisamment déterminé peut égaler un soldat, surtout compte le nombre d'hommes et la qualité des officiers.
Les premiers fusils à répétitions datent de la révolution américaine. Les balles sont maintenant des projectiles oblongues, gravés d'un léger pas de vis et de taille égale à celle du canon. Les projectiles ne rebondissent plus le long des parois, et le pas de vis permet de les faire tourner sur eux mêmes ; ils vont ainsi droits à de très grande distance et les tireurs peuvent ajuster leurs tirs. Les réserves de poudres sont intégrés dans les douilles et l'on a ainsi plus besoin de passer de longs moment à recharger, les magasins des armes permettent de tirer plusieurs coups d'affilée. Il n'existe cependant encore aucune machine pour soutenir les soldats, sauf peut-être les canons de l'époque... mais en ville ?
Comment s'en servir, en ville ? Sauf à la caserne, sur le champ de mars ou les places, il est presque impossible de s'en servir efficacement !? Et comment faire passer un canon là où des insurgés ont dressé un monticule de gravats ? Comment faire passer à la force des bras plusieurs quintaux de bronze par dessus une telle bosse !? Impossible si des tireur se tiennent derrière des barricades ou aux fenêtres et n'attendent que le moment propice pour lancer une chasse à courre !
Qu'est-ce que dix mille hommes dans une agglomération de plusieurs centaines de milliers d'habitants ? Rien. Mais face à une armée ? C'est une somme ! Mais aujourd'hui, en 1838, ni aviation, ni blindés, ni artillerie ! Dix mille hommes qui se battent comme autant dans l'armée d'en face ! Sauf que les armées ne se battent pas en ville ! Les grandes batailles napoléoniennes, ces grandes victoires comme ces grandes défaites, sont dans de grands espaces ouverts, à travers champs ! Que peut faire une armée face à ces dix mille hommes, à l'abri des canons, armés des même armes et d'une volonté de victoire sans pareille, protégés dans leurs venelles, disposant d'eau et de nourriture pour soutenir un siège ? RIEN ! Que peuvent faire les champions du combat à grande échelle et en plein air face à des tireurs embusqués qui leur tirent dans le dos cachés sur les toits, aux fenêtres, derrière des barricades ? Contre des ennemis peut-être moins nombreux, mais concentrés dans des lieux étriqués où la différence de nombre est sans importance ? RIEN ! Une armée ne peut vaincre une cité libre décidée à résister. Les cité-états d'Italie et de Suisse ont su le montrer.

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MessageSujet: Re: Le Monde en 1830-40   Jeu 30 Oct - 21:44

Belle analyse Crow !

Sinon je suis stupéfait par ta capacité rédactionnelle ! C'est que tu en écris, chaque jour ! Bravo à toi. Mais laisse-moi un peu de temps pour lire et te répondre...

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MessageSujet: Re: Le Monde en 1830-40   Ven 31 Oct - 0:24

j'ai pas vraiment de mérite. J'en ai d'ailleurs d'autant moins que je me suis arrêté dans ma rédaction d'un essai sur l'économie. Je vais m'efforcer de le reprendre lorsque j'aurais potassé quelques bouquins en rapport avec la question, mais comme à chaque fois que je commence un ouvrage écrit, j'ai l'impression que c'est un truc énorme que j'arriverai jamais à pousser au bout. Cette foutue sensation que derrière chaque phrase il faut que tu te lances dans des explications supplémentaires mais que là c'est pas le passage approprié, associé à la crainte de ne pas trouver de moment approprié plus tard. No

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MessageSujet: Re: Le Monde en 1830-40   Ven 31 Oct - 3:55

Tremayne ! Ne complexe donc pas ! T'es toi aussi capable de pondre des théories incroyables et expérimentales ! T'en fais la preuve ici chaque jour.
Quand je dis qu'ici on a l'élite de l'élite, ce n'est pas un vain mot ! Entre Barth, Ed, Fanchou et toi, on a une équipe comme nulle part ailleurs ! cheers
Le Vénitien vous aime, bande de ladres ! cheers

Je pense en outre que ce que tu as écrit plus haut, comme toutes les autres indications historiques de la bibliothèque, sont extrêmement importants et devraient être lus par tout nouveau joueur, afin qu'il puisse développer un RP réaliste.

Bref grandement merci pour cette contribution qui permettra sans aucun doute d'accroître la qualité des RP de ce jeu.

Concernant Métropolis:

Démographie :

- je vois en effet Metropolis un peu comme une cité-état d'Italie... Ou comme le Liechtenstein, ou le Luxembourg.
Elle n'est cependant pas forcément immense.
Le nombre d'habitant n'est pas forcément de plusieurs centaines de milliers d'habitant, comme le décrivait Crow.
Je la vois plutôt un peu comme Lyon ou Venise intra-muros au 19° siècle, ne dépassant pas 100 000 habitants.
Ce qui pour l'époque est déjà énorme.
100 000 habitant suffisent pour en faire une cité état.

- Géographiquement :

Je la vois traversée par un fleuve ou par une grande rivière.
Elle a autour d'elle une superficie agricole suffisante pour la nourrir et même pour autoriser le commerce avec les autres pays européens.
Elle est également entourée de forêts et d'un massif de vieilles montagnes pas très hautes de type collines, propices à l'élevage, etc...
Elles est située au centre ouest européen. Je la vois bien entre la Suisse, l'Autriche, l'Allemagne et l'Italie. Dans cette zone là.
Elle est frontalière de nombreuses grandes puissances mais n'est pas enclavée.

- Economiquement :

Elle a une agriculture suffisante pour nourrir ses 100 000 habitants.
Son sol est riche en charbons et elle possède quelques mines, ce qui a favorisé son essor au début du 19° siècle.
Elle a une industrie textile, minière et manufacturière pré-industrielle liée à ce développement.
Elle a construit des routes pour se lier aux autres états européens. Ce qui explique une certaine influence culturelle de Vienne, Berlin ou encore de Paris.
Elle développe peu à peu le transport ferroviaire et le transport fluvial à vapeur.

- Culturellement :

Sa position géographique en fait un lieu de mélange entre culture latine et culture germanique.
Sa constitution démocratique en fait le lieu de résidence des artistes de toute l'europe.
Elle a un théâtre réputé internationalement.
Elle incarne souvent l'idéal romantique, en cela.
Elle n'a pas une seule langue officielle mais 3, comme la Suisse : le français, l'italien et l'allemand.
Son hymne, depuis la révolution de 1829, est la symphonie inachevée du jeune compositeur Franz Schubert, mort en 1828. Elle symbolise le romantisme et également le caractère volontairement utopique et jamais achevé de la démocratie en expansion.
Son drapeau est celui des Passagers du Récif ! Laughing Laughing Laughing

- Historiquement :

Elle fut longtemps un grand duché, à la croisée des chemins. Tantôt chapeauté par l'Autriche-Hongrie, tantôt par les états d'Italie, tantôt indépendant.
Elle fut monarchique depuis le haut moyen-âge, dirigée par un Grand-Duc, nommé aussi Prince-Imperator, sans doute influencée par la Rome antique.
Elle fit sa révolution en 1829. Elle devint alors une démocratie parlementaire et ses fondateurs s'inspirèrent des socialistes St Simoniens, des Francs-maçons et de la constitution américaine, ainsi que de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, en France.
Sa démocratie naissante autorisa un certain essor économique et industriel.
Cependant elle opta également pour un système de protection social afin de réduire l'impact dévastateur des inégalités dues justement à l'essor industriel.
Son parlement est élu tous les 5 ans et il nomme un président du Conseil. Le président du conseil nomme lui un Conseil (gouvernement).
Les premières élections ont eu lieu après la révolution de 1829.
Une coalition démocratique l'emporta et Treviso fut nommé premier président.
La coalition fut réélue en janvier 1834.
Si les monarchistes, armés par les autres monarchies d'Europe n'avaient pas repris le pouvoir en octobre 1838, des élections auraient dues avoir lieu en janvier 1839.

Voilà !!!!

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